il faut un référendum

Publié le par PCF

EUROPE
il faut un référendum

Devant le Parlement européen, Giscard d’Estaing, père du défunt projet de constitution européenne, a retrouvé le moral après avoir lu le mini-traité ou traité de Lisbonne.

“ En termes de contenu, les propositions demeurent largement inchangées. Elles ont juste été présentées de façon diffé­rente… Les gouvernements européens se sont mis d’accord sur des changements cosmétiques à la constitution pour qu’elle soit plus facile à avaler ”, s’est-il exclamé.

On ne peut exprimer plus clairement la morgue revancharde et méprisante des élites vis-à-vis des peuples. On ne peut dire plus clairement à quel point M. Sarkozy tente de tromper le peuple en prétendant qu’il aurait fait la synthèse entre partisans et adversaires du projet de constitution européenne, rejeté forte­ment par les peuples français et néerlan­dais.

En vérité, le mini traité, signé à Lisbonne par les chefs d’État, renforce tous les caractères négatifs de la constitution rejetée : caractère ultralibéral de la cons­truction européenne avec le principe de concurrence accentué ; caractère antidé­mocratique avec les pleins pouvoirs don­nés à la Commission et à la Banque cen­trale européenne ; caractère militarisé et inséré dans l’OTAN; caractère antisoli­daire avec la mise en cause des services publics, des systèmes de protection sociale et de retraite.

Exactement les orientations que le peu­ple a déjà rejetées. Pour vérifier s’il maintient son opinion, il faut donc le reconsulter aujourd’hui. Et le divorce qu’il ressent de plus en plus entre les paroles sarkozystes et la réalité de la vie quotidienne ne le conduirait sans doute pas à changer d’opinion.

Que valent les imprécations du monar­que élyséen contre l’euro fort puisque la monnaie européenne a augmenté de 10 centimes par rapport au dollar depuis qu’il a été élu ? A-t-il menti ou est-il impuissant à modifier quoi que ce soit ? En attendant, ce sont les travailleurs qui trinquent. La gestion de la monnaie uni­que par la Banque centrale joue contre la croissance et contre l’emploi. Dassault aviation et EADS envisagent de délocali­ser des activités dans des zones dollar à cause de cet euro fort. L’austérité qui s’applique avec le refus d’augmenter les salaires, avec les attaques contre les sys­tèmes de protection sociale et de retraite, contre les services publics ou la carte des tribunaux n’est elle pas le fruit de l’ap­plication zélée des directives européen­nes édictées par la Banque centrale et ce fameux pacte dit de stabilité ?

D’ailleurs, si Sarkozy était si sûr de ses arguments, il organiserait le débat public et convoquerait un référendum .

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Publié dans PARLEMENT EUROPEEN

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