Et si on pensait un peu à Noël, enfin ?

Publié le par PCF

              LA FRANCE
un pays de bas salaires

Et si on pensait un peu à Noël, enfin ?
Les grands magasins n’attendent plus que nous pour que la fête commence et les guides d’achats fleurissent, qui don­nent des idées. L’attaché-case en croco­dile, 17 000 euros. Élégant. La montre Patek Philippe, 10 930 euros ; ou la Tourbillon de Breguet, 111 700 euros. Classique. C’était quelques suggestions pour tous ceux qui, grâce au bouclier fiscal mis en place cet été par le gouver­nement, et voté à l’Assemblée par l’UMP, ont touché leur chèque de rever­sement de 55 000 euros en moyenne sur leur trop payé d’impôts. Il en faut pour tous les goûts et pour toutes les bourses. Pour les 10 % de Français qui vivent avec moins de 780 euros par mois, les choix seront autres, bien sûr. Mais il est des grandes surfaces discount pleines de ressources. Des cadeaux à trois euros, avec un peu d’imagination, ça se trouve.
En 2005 en France, plus de sept millions de personnes étaient considérées comme pauvres. En termes de patrimoine et non plus de revenu, les 10 % de ménages les plus pauvres disposaient de 2 110 euros en moyenne. Les 10 % les plus riches de 450 000 euros. Depuis des années, les inégalités n’ont fait que se creuser. Elles sont insupportables.
 
Mais la question qui taraude le plus grand nombre, c’est désormais celle du pouvoir d’achat, qui va de pair avec le casse-tête des factures de fin de mois, le recours au crédit jusqu’au surendette­ment. Aujourd’hui, 48 % des Français la citent au second rang de leurs inquiétu­des, juste derrière l’emploi. Il y a moins de quatre ans, c’était 28 %.
Le pouvoir fait beaucoup de bruit médiatique sur les initiatives qu’il entend prendre en ce domaine (casse des 35 heures pour l’instant, étape vers la suppression de toute durée légale du travail). Mais 71 % des Français jugent que les mesures du gouvernement dans ce sens ne sont pas efficaces ; 24 % seulement les jugent efficaces dont ceux – cela peut se comprendre – qui ont bénéficié des mesures fiscales de l’été. La mesure concernant les heures supplé­mentaires, le fameux “ travailler plus pour gagner plus ”, qui devait rapporter aux salariés les plus motivés quelques dizaines d’euros par mois, ne marche pas fort.
Depuis des années, les exonérations de charges qui se sont multipliées aux envi­rons du SMIC ont abouti au résultat que la France est devenue un pays de bas salaires, donc d’emplois peu qualifiés, ce qui pèse sur la croissance. Augmenter les salaires, c’est tirer l’emploi vers le haut, c’est relancer la croissance. C’est du pouvoir d’achat. Le gouvernement, le MEDEF ne veulent pas. On ne touche pas aux profits et aux dividendes. C’est bien pourtant une exigence qui monte .
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