| | 250 000 foyers bénéficiaires de la prime pour l’emploi (PPE) et qui ont opté pour la mensualisation se trouvent aujourd’hui piégés par ce dispositif, parce que leur situation a changé.
Ceux d’entre eux qui se retrouvent au chômage, comme ceux dont le salaire, aussi faible soit-il, a augmenté, seraient obligés de rembourser un « trop perçu ». C’est inique s’agissant des gens qui se retrouvent au chômage et qui devraient, au contraire, bénéficier d’un soutien accrû, y compris, pour pouvoir rechercher un emploi. C’est pervers s’agissant de ceux qui, en quelque sorte, se retrouvent ainsi sanctionnés de connaître une amélioration de leur salaire. Dans ce cas la PPE mensualisée fonctionne comme une incitation à refuser une augmentation.
Le PCF se félicite d’avoir condamné ce dispositif inégalitaire et pervers de subventionnement d’emplois à très bas salaires.
Nous demandons l'annulation du remboursement du « trop perçu » pour les bénéficiaires mensualisés de la PPE ayant perdu leur emploi. Cette mesure de remboursement est un piège injuste pour des familles à faible pouvoir d'achat. Pour les autres, chaque situation doit être examinée en vue, soit d’une annulation du remboursement demandé, soit d’un étalement négocié conforme aux possibilités de chaque intéressé.
Parti communiste français Paris, le 5 septembre 2006.
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