rétablir la vérité

Publié le par PCF

CROISSANCE, EMPLOI
rétablir la vérité

Par la magie dun chiffre de lINSEE, tout irait subitement pour le mieux dans le meilleur des mondes.
Parce que le PIB a progressé de 1,2 % environ au deuxième trimestre, la preuve serait faite et de façon définitive que la politique suivie mènerait le pays sur les traces durables dune croissance perdue, léconomie au mieux de sa forme, le chômage de masse sur la voie de la résorption et le pouvoir dachat au zénith.
La seule ombre au tableau, selon le pou­voir, son porte-parole vient de le redire, serait que “ la gauche gagne ” en 2007. Cest ce qui sappelle vendre la mèche sur les vraies raisons de cet assaut de démagogie. Moins dun an avant les élections présidentielle et législatives, il sagit de se mettre en ordre de bataille. La seule certitude qui puisse naître de ces satisfecit est que la campagne électo­rale est dores et déjà lancée à droite. Il ne sagit pas seulement de tout faire pour rendre le bilan gouvernemental présentable. Il faut marteler lidée que, hors le libéralisme sauvage, il nest pas de politique économique et sociale nationale viable. Et cacher la vérité sur les nouveaux projets en cours et leurs conséquences.
Croissance, emploi, consommation: voilà trois chantiers qui méritent un vrai débat parce quils posent la question de vérita­bles choix de société sur lesquels les Français attendent de vraies réponses, parce quelles conditionnent leur sort. Le rebond de la croissance enregistré au deuxième trimestre repose essentielle­ment sur une conjoncture européenne pour le moins fragile. La France ne con­naît pas plus dembellie de lemploi, chacun sachant à quoi sen tenir sur les statistiques du chômage dune part, la précarité nourrissant lessentiel des pos­tes créés dautre part.
Quant au pouvoir dachat, effet “ coupe du monde ” mis à part, puisque éphé­mère par définition, chacune et chacun peut en mesurer la portée réelle. La France reste un pays de pression sur les salaires et de pauvreté de masse. Les hausses du SMIC tireraient la croissance, ose le porte-parole du pouvoir. Alors, pourquoi ne pas le porter immédiate­ment à 1500 euros? Pis, la prétendue “ relance ” sappuie sur une tendance inquiétante à lendettement des ménages français ; ce dernier atteint 66% de leurs revenus disponibles.
Des millions de nos concitoyens ne peuvent plus, dans un pays développé comme le nôtre, gagner leur vie, répondre à leurs besoins et épargner pour des projets à long terme ou pour faire face aux aléas de la vie. Le bas de laine devient lautre levier fragile dans lequel puiser pour “ consommer ”. La rentrée, avec ses hausses de tarifs en chaîne, en apportera une preuve supplé­mentaire, sil fallait.
Rétablir la vérité sur le bilan réel de ce gouvernement et lui opposer de vraies alternatives est le défi à relever par la gauche dans les mois qui viennent. Des suppressions demplois annoncées encore récemment chez SEB à la volonté de passer une nouvelle fois en force pour livrer GDF aux appétits privés, la question dune politique industrielle audacieuse est posée. Cela suppose de rompre radicalement avec la dilapidation des richesses créées dans ce pays au bénéfice exclusif des appétits financiers.
À un gouvernement qui se propose détrangler les finances publiques comme jamais, en réduisant en valeur réelle le budget de lÉtat et en prévoyant près de 6 milliards de cadeaux fiscaux à la frange la plus privilégiée de son élec­torat, il sagit dopposer un autre usage de largent et des finances publiques.
Croissance, emploi, pouvoir dachat méritent un vrai débat .
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Publié dans Economie

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