ENFANTS DE SANS-PAPIERS parrainage contre expulsion

Publié le par Section JOIGNY

À l’approche de l’été, les parrainages de familles sans titre de séjour dont les enfants sont scolarisés se multiplient.

Souvent, à l’initiative du Réseau éduca­tion sans frontières (RESF). Avec le relais institutionnel d’élus communistes, d’élus de gauche à chaque fois.

Le principe: intégrer les sans-papiers dans un réseau de vigilance, constituer “ une caisse de résonance ” en cas d’ex­pulsion. Les parrains et marraines sup­portent les familles dans leurs démarches administratives, les accompagnent à la préfecture, assurent une écoute.

 Symboliquement, les cérémonies organi­sées dans les mairies affirment la protec­tion de la République aux jeunes. En cas de problème, le parrain dispose des numéros de téléphone de tous les mem­bres du réseau – élus et citoyens lambda – qui se mobilisent pour éviter l’expul­sion. Une façon de refuser l’inhumanité de la société.

 Parrainer n’est pas jouer. Aider au séjour d’un étranger en situation irrégu­lière peut mener en prison: cinq ans au maximum, plus une amende.

 Ça et là, les militants obtiennent gain de cause. Comme dans le 13ème arrondis­sement de la capitale où deux jeunes, scolarisés au lycée professionnel Bachelard, ont obtenu chacun un titre de séjour d’un an, renouvelable. Un succès à mettre au compte de l’expérience de RESF, combiné  au poids des élus et de la population. Même succès à Villejuif où six familles ont elles aussi obtenu des titres de séjour.

 L’objectif: rendre la loi sur l’immigra­tion de Nicolas Sarkozy caduque n

 

 

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