Contre la loi CESEDA de Sarkozy

Publié le par JOSSELIN

Tous à la manifestation - Paris - samedi 1er juillet,
15H00, place de la Bastille
Manifestons très nombreux
Samedi 1er juillet 2006 à 15 H 00 place de la Bastille Paris
 
          Départ en car de l'Yonne:
         11 h 30 Auxerre Arquebuse
     12 h 15 Migennes Mairie
 12 h 30 Joigny mairie
        13 h 00 Sens place du rex
 
Inscrivez vous au 03 86 82 46 88 ou 03 86 96 37 73
Loin de la rupture dont se targue N. Sarkozy la nouvelle loi s’inscrit dans la continuité d’une politique engagée depuis plusieurs décennies visant à faire des migrants les boucs émissaires d’une situation sociale et économique découlant de choix politiques qui provoquent l’insécurité sociale.
Loin de réduire les situations dramatiques ce texte va plonger dans l’illégalité des centaines de milliers de personnes.
Loin de permettre une vie décente, « l’immigration choisie », légalise l’utilisation ponctuelle d’une main d’œuvre corvéable et exploitable à merci et dont on se débarrassera sitôt que les données économiques, conjoncturelles, seront modifiées.
La pérennité du titre de séjour sera conditionnée au bon vouloir de l'employeur et du jugement porté par l’administration sur la situation de l’emploi. Les travailleurs ainsi rejetés iront grossir les rangs de sans papiers
 
Derrière les effets d'annonce se cache une réelle volonté de piller plus encore les ressources humaines qualifiées des pays en développement.
 
En généralisant l’immigré « kleenex », le gouvernement se situe dans la même logique que pour le CPE et le CNE, celle de la précarité généralisée pour tous les salariés.
 
Les politiques suivies vis à vis des migrants sont un des aspects du libéralisme-économique. Chaque étape du processus de privatisation et de déréglementation, chaque atteinte aux droits sociaux s'accompagne d'un renforcement de la défiance à l'égard des populations immigrées.
Cette approche économique, utilitariste et opportuniste de l'étranger ne peut que conduire à l'échec.
 
L’arbitraire, le déni des droits fondamentaux s’institutionnalise
 
La vie d’une personne voulant venir en France, celle d’un sans-papier demandant la régularisation de sa situation administrative n’ont jamais été faciles. Files d’attentes, documents à fournir, humiliations diverses et constantes dans les consulats de France pour demander un visa.
Par exemple il faut prouver ne pas avoir d’attaches familiales au pays pour des jeunes majeurs, apporter des preuves « légales » d’une vie passée dans la clandestinité. Il faut savoir le niveau de suspicion systématique pour les mariages, les ressources et le logement pour un regroupement familial déjà très difficile….
 
Cette situation désespérante pour des centaines de milliers de personnes, les enfants, a été encore durcie par la nouvelle loi. La condition « normale » pour un étranger en France deviendra la précarité..
De plus, comme l’ont dénoncé les député-e-s communistes, ce projet rend pratiquement impossible aux spécialistes, aux avocats, aux associations travaillant sur le droit des personnes, de trouver une ouverture pour introduire des procédures de recours. Le projet est pensé pour verrouiller toutes les fenêtres qui offraient encore la possibilité d’utiliser le droit pour faire reconnaître le droit des personnes migrantes.
 
Surveiller punir exclure
 
Ce texte, profondément inhumain, pervers et dangereux., ce texte inscrit dans le projet de société ultralibérale de la droite et de son gouvernement, est une véritable entreprise de démolition du statut des étrangers, doublée d'un renforcement du contrôle et de la surveillance des populations étrangères, surveillance guidée par l'obsession sécuritaire.
Ce texte est un laboratoire d'attaques qui vont toucher l'ensemble des nationaux, puisque tous vivent sur le même sol, se côtoient, travaillent ensemble, vont à l'école ensemble.
La devise préconisée « surveiller, punir, exclure » se conforme parfaitement aux choix de société préparés par le tandem UMP-Medef.
 
Au « jeune jetable » du projet sur l’égalité des chances fait suite « l’immigré jetable » du projet sur l’immigration.
Faisons subir à cette loi dangereuse pour toute la société le même sort que celui sur le CPE !
 
Bilan politique et humain désastreux : Ne laissons pas faire !
 
Le collectif UCIJ, Unis Contre l'Immigration Jetable, a déjà permis d'alerter, de faire connaître la réalité de cette loi. Des mobilisations importantes ont lieu.
La mobilisation ainsi lancée, les initiatives du Réseau éducation sans frontières, RESF, ont obligé Sarkozy à quelques reculs. Cependant, cela ne peuvent suffire quand on sait que plus de 10 000 enfants vivront toujours sous la menace d'une expulsion du territoire, quant on sait la situation des sans papiers.
Multiplions encore les mille initiatives, de citoyens, d'élus, qui montrent au gouvernement que la volonté générale n’est ni aux replis ni aux fermetures mais au respect des droits de la personne !
La loi CESEDA est injuste. Quand une loi est injuste désobéir est un devoir.
Pas un enfant, pas un homme, pas une femme ne doivent être expulsés cet été !
Les militants et les élus communistes en appellent aux citoyens pour que chacun, chacune prenne toutes ses responsabilités face à cette loi inhumaine (scélérate)
Régularisation de tous les sans papiers.
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Publié dans HISTOIRE

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