Communiqué de Pierre Mansat, Nicole Borvo et Catherine Gégout
La solidarité n’est pas un délit !
François Auguste, Conseiller régional communiste de Rhône Alpes doit être relaxé
François Auguste, vice-président communiste du Conseil régional Rhône-Alpes, doit comparaître le 26 novembre devant le tribunal correctionnel de Lyon. Il peut être condamné pour « délit de solidarité » à 5 ans de prison, 18 000 euros d’amende, sans compter le soi-disant préjudice causé à Air France, la privation de ses droits civiques, la déchéance de son mandat d’élu.
En effet le 2 décembre 2006, pour s’opposer, à l’appel du réseau Educations sans Frontières, à l’expulsion de la famille Raba, originaire du Kosovo, il s’est adressé calmement au commandant de bord, puis aux passagers. Ceinturé, emmené de force et brutalisé par des policiers, il a été placé en garde à vue et libéré grâce à une mobilisation d’élus et de citoyens. Les faits qui lui sont reprochés -entrave à circulation d’aéronef- sont donc sans fondements. Il s’agit d’une provocation délibérée de Nicolas Sarkozy et de son gouvernement pour décourager les solidarités populaires, leur opposition à la chasse systématique des sans papiers, aux méthodes violentes d’arrestation ou d’expulsion de plus en plus nombreuses. L’objectif est d’intimider à tout prix les femmes et les hommes épris de justice et de solidarité de notre pays pour briser leur élan citoyen et résistant. Il faut faire un exemple qui frappe l’opinion en condamnant un élu et singulièrement un élu communiste.
François Auguste fait honneur à son mandat électif et aux valeurs, à l’engagement que tous les élus communistes et républicains partagent. Partout en France, ils sont partie prenante, en soutien ou à l’initiative de ripostes, de rassemblements, d’interpellations citoyennes pour le respect de la dignité et des droits fondamentaux des personnes, pour abroger les lois liberticides, faire reculer les situations de clandestinité, régulariser tous les sans-papiers.
Nous assurons à François Auguste notre total soutien et saluons la grande richesse du rassemblement citoyen, associatif, syndical et politique qui l’entoure. Il doit être relaxé comme toutes les autres personnes poursuivies dans les mêmes conditions!
Paris, le 17 novembre 2007