EADS : Un gouvernement impliqué dans une affaire politico-financière ne pourrait pas se maintenir
Mis en ligne : 8 octobre
Contrairement aux affirmations de Thierry Breton, et au démenti de Christine Lagarde, le quotidien Le Monde a révélé le contenu d’un procès verbal d’une réunion de la commission de surveillance de la Caisse des dépôts et consignation daté du 12 juillet 2006.
Il est précisé dans ce document que « dans le cadre des dispositions prévues par le pacte d’actionnaires, l’Etat a autorisé la Caisse des dépôts à procéder à cette acquisition ».
Alors qu’EADS a décidé d’un plan massif de licenciement, le plan power 8, le soupçon de délit d’initié est déjà insupportable. Mais quand s’ajoute la possible complicité de l’Etat, et plus particulièrement de la droite au pouvoir, c’est un véritable scandale d’Etat.
On avait déjà bien compris que le gouvernement était très tolérant avec la criminalité en col blanc avec la tentative de dépénalisation du droit des affaires par Rachida Dati.
Si les faits sont avérés, quelle est, alors, la légitimité d’un gouvernement qui sombre dans les magouilles affairistes ? De la même façon, quelle est la légitimité d’un gouvernement qui couvre ces basses tâches ?
Il y va de la crédibilité et de la légitimité de ce gouvernement non seulement de s’expliquer. Etant donné qu’il est inimaginable que la France soit dirigée par un gouvernement qui sombre dans les affaires politico-financières, si les faits sont avérés, il ne pourrait pas se maintenir.
Parti communiste français
Paris, le 7 octobre 2007.