DEFENSE DE LA SECURITE SOCIALE
DEFENSE DE LA SECURITE SOCIALE
Lors de la réunion qui s’est tenue à Migennes,avec le collectif des retraités, des orientations ont été définies notamment pour les prochaines élections ,présidentielle,et législatives. Notamment en portant nos revendications devant les candidats,y compris auprès des candidats aux législatives dans l’Yonne, mais également dans les collectifs unitaires antilibéraux,dans les syndicats,etc…
La politique de la droite en matière de santé. tourne actuellement autour du déremboursements de 152 médicaments, 41 partiellement au 26/10/2006, pour cause de non Service Médical Rendu ex :les veinotoniques,les médicaments contre l’hypertension et d’autres encore appelés médicaments de confort, que les retraités découvrent en consultation. Décision du ministre de la santé Xavier Bertrand,qui s’appuie sur la Haute Autorité de Santé (HAS), commission crée par Douste- Blazy,remettant en cause la solidarité nationale. Mais les médicaments, dits de substitutions, coûtent plus chère encore à la Sécurité Sociale, et dans 1 cas sur 10, il n’y a pas de médicaments de substitution. Et n’abordons pas le cas des maladies orphelines où des patients font appels aux Etats-Unis. Il existe sur le marché 4500 médicaments,(450 pour la toux). Le marketing prend le pas sur la prescription médicale, grâce aux visiteurs médicaux qui ne sont que les VRP des grands laboratoires. L’Etat vient d’abaisser le taux de la taxe des grands laboratoires à 1%.
Le grand bénéficiaire est l’Etat qui empoche la TVA de + de 162 % qui entre directement dans le budget de l’Etat grâce à une augmentation de 343 % des médicaments.(déclaration à « C dans l’air » le 26/10/2006,sur France 5)
Les déremboursement successifs ne sont qu’une libéralisation des prix des médicaments.
La marge du pharmacien est rognée aux profits des grands Labos. La consommation de médicaments est dû également au mal-vivre qui engendre toutes sortes de pathologies.
Les Autorisations de Mise sur le Marché des médicaments avantagent les laboratoires avec la complicité des médecins attachés au système libéral L’industrie pharmaceutique règne en maître sur la santé en France y compris dans les hôpitaux (ex : à Sens ,il manquait des médicaments à l’hôpital il fallait recourir au pharmacien de ville).
L’Agence du médicament se réunit en secret et la dérégulation du remboursement des médicaments est établie dans la plus grande opacité. Un grand labo ne cache d’ailleurs pas qu’il s’appuie sur un rapport « KOUCHNER »,(SPISZER). Autre argument de la droite afin de justifier le trou de la Sécurité Sociale, est la fraude à la prescription de la part des médecins. Les médecins délivreraient des médicaments qui ne correspondraient pas aux pathologies des malades ? Et par ce biais des médicaments seraient envoyés en Afrique via les ONG. Ces abus ne concernent que 0,1 % du système de fraude mis en place avec la complicité des médecins peu scrupuleux. Des systèmes mafieux ont été mis en place et ont envahi la santé publique,l’exemple le plus marquant est le VIAGRA sur internet ! Et l’on n’a jamais vu quelqu’un autour de soi avaler des médicaments par pur plaisir. Au contraire des personnes âgées sont effarées devant les médicaments qui leurs sont prescrits, suivant leurs maux.
La fraude est surtout encouragée,par la mise en place de la T2A ou encore la tarification à l’activité ,qui a encouragé des abus et des dérives inflationnistes notamment de la part des cliniques privées. La encore dans ce domaine l’opacité et la complexité des modalités techniques de mise en œuvre de la tarification à l’activité a engendré des surfacturations. ( La fraude s’élève à 50 millions d’euros).
Autres grandes découvertes de la droite s’attaquer aux bénéficiaires du RMI,CMU,et API et pour ouvrir droit aux prestations, à une « évaluation forfaitaire des éléments du train de vie »(auto,moto,valeur locative du ou des biens immobiliers détenus ou mis à disposition,les avantages en nature ou espèces servis par des tiers,la fréquence et le coût des voyages à l’étranger,etc..)
Le ministre de la santé met en place un comité de lutte contre les fraudes sans en connaître les tenants et les aboutissants,ni avancer des données précises sur le sujet. Les projecteurs braqués sur les abus permet de faire passer au second plan le forfait hospitalier à 16 euros,et la franchise de 18 euros sur les actes de plus de 91 euros. Se gardant bien de dénoncer la dette de l’Etat de 14 milliards d’euros envers la Sécurité Sociale et ce malgré la me surette de 160 millions d’euros reversés à la Sécu au titre des frais financiers occasionnés par les emprunts qu’elle doit faire.
Un mot sur les hôpitaux et les maisons de retraites. Propos entendus en séance de conseil municipal de Joigny : « Autrefois les Maisons de retraites et les hôpitaux étaient assistés par des religieuses. Aujourd’hui,une femme qui accouche a droit à un médecin,une sage-femme,bref tout un panel de professionnels de santé. Il faut en accepter le prix à payer ». Oui, sauf qu’à Joigny,l’ancien médecin-chef de l’hôpital,et un médecin ayant exercé en clinique ouverte dans l’enceinte de l’hôpital se sont fait soigner ailleurs qu’à Joigny.
Quant aux maisons de retraites, le prix à payer est tel que les plus défavorisés ne peuvent y songer. A Joigny, le choix s’établit entre l’ex- maison des Polytechniciens et le Hameau retraite dépendant de l’hôpital. Les créations, ces dernières années, ont eu lieu dans le privé avec un coût d’accès prohibitif. Le libéralisme s’est engouffré dans ce créneau porteur. Suite aux incendies, un peu partout en France,une structure, hautement contestable, vient de fermer à VILLEVALIER,sur décision du Préfet Tallec. L’accueil des personnes âgées est inégal dans le département. Une structure, de 120 lits, doit ouvrir à Joigny augmentant les capacités d’accueil des retraités, en maisons de retraites,sans que le financement global soit connu,en séance du conseil municipal,l’opacité règne également dans ce domaine,même après la visite de la ministre.
Section PCF JOIGNY
Publicité