seul le PCF a voté contre

Publié le par JOSSELIN

SÉCURITÉ SOCIALE
seul le PCF a voté contre
“la guerre aux pauvres”

Dans le cadre du budget de la Sécu, l’amendement scélérat du gouvernement, rédigé au nom de “ la lutte contre la fraude ”, a été adopté à l’Assemblée nationale.
Il vise à prendre en compte, dans l’attri­bution du RMI, de la CMU, de l’alloca­tion parent isolé (API), jusqu’alors sou­mis aux ressources déclarées, des “ élé­ments du train de vie ”, tels que le véhi­cule ou le logement.
Lors du débat sur l’amendement, l’élue communiste Jacqueline Fraysse dit son indignation, dénonça le “ délire obses­sionnel ” du gouvernement sur la fraude présumée des assurés sociaux : “ Plus on est modeste, plus on est soupçonné ! ”.
Pour la députée, cet amendement n’a en fait rien à voir avec la lutte légitime contre de vraies fraudes : “ Il s’agirait ici de conditionner le versement des presta­tions au train de vie des allocataires. C’est dénaturer le sens de ces prestations qui correspondent à des droits. On peut être propriétaire, se faire licencier et se retrouver au RMI. Et on vous suppri­merait le RMI ? ”.
Car le texte est clair : en cas de “ dis­proportion marquée ” des ressources et du “ train de vie ”, le “ bénéfice des prestations sera remis en cause ”.
Les élus socialistes ne se sont pas opposés au texte. Au final, l’UMP et l’UDF ont voté pour l’amendement, le PCF contre, le PS était ailleurs.
“ C’est une guerre aux pauvres ”, estime de son côté la CGT. “ S’il voulait s’atta­quer aux dysfonctionnements du sys­tème ”, ajoute le syndicat, ” le gouverne­ment devrait agir pour stopper la sous-déclaration des accidents du travail et des maladies professionnelles, contrôler le dérapage des dépenses des cliniques privées ou mettre un terme aux pratiques indignes de dépassements d’honorai­res ” .


 
Publicité

Publié dans HISTOIRE

Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article