M.-G. Buffet au chevet du bassin demploi
| Télégramme de Brest du 31 octobre 2006 Avant un rendez-vous jugé plus médiatique à Brest, Marie-George Buffet a pris le temps de rencontrer les syndicalistes de l’hôpital, de Nestlé et des PDM. Une visite qui a surtout permis à la dirigeante communiste de présenter ses remèdes pour assurer une meilleure protection du monde salarial. Placé sous le signe de la défense de l’emploi, ce crochet en terre quimperloise a débuté à 15 h par une halte sur le parking de l’hôpital, où l’attendaient quelques syndicalistes du collectif de défense de l’hôpital.Ceux-ci ont longuement exposé la situation du centre hospitalier aujourd’hui plombé par un déficit structurel, et dont la maternité reste toujours menacée.En sa qualité de président de conseil d’administration de l’hôpital, Michaël Quernez est venu également saluer celle que le PC propose pour briguer l’investiture des anti-libéraux aux prochaines présidentielles. « Les moyens financiersexistent » L’occasion pour le président PS de la Cocopaq de rappeler que le déficit actuel de l’hôpital quimperlois n’a rien de singulier, puisque c’est la situation que connaissent la plupart des hôpitaux publics de France. « Je suis d’accord avec vous, mais ce n’est pas une fatalité, a répondu Marie-George Buffet. Le déficit des hôpitaux publics, c’est 800 M¤, le bouclier fiscal de l’impôt sur les grosses fortunes, c’est déjà 400 M¤. Ce qui veut dire que les moyens financiers existent et que la défense des services publics est avant tout une question de volonté politique ».Quelques minutes plus tard, la secrétaire nationale du PC s’est entretenue avec les représentants syndicaux des Papeteries et de Nestlé, qui ont exposé leurs inquiétudes face aux décisions unilatérales de leurs employeurs, qu’ils estiment être uniquement préoccupés par des impératifs de rentabilité financière.Là encore, Marie-George Buffet a répondu qu’il n’y avait pas de fatalité à cet état de fait. « Il faut légiférer pour permettre un contrôle des plans sociaux et des licenciements. Se battre pour que les salariés puissent exercer un droit d’ingérence sur la gestion des entreprises ». « Oui, on peut gagner » Et l’élue communiste d’évoquer d’autres leviers qui pourraient, selon elle, changer la donne : par exemple, l’instauration d’une véritable « sécurité sociale professionnelle », pour permettre aux salariés de ne plus vivre dans la précarité, mais aussi une refonte de la fiscalité, afin de privilégier les entreprises qui s’engagent sur un certain nombre d’engagements sociaux ou environnementaux.Le dernier acte de cette virée quimperloise a tourné court. Marie-George Buffet devait dialoguer avec les 300 citoyens présents dans la salle du Coat-Kaër. Tout juste aura-t-elle eu le temps de dire sa certitude que la gauche anti-libérale peut l’emporter aux prochaines présidentielles, avant de filer dare-dare à Brest, où France 3 Ouest lui accordait une interview. « C’est si rare », s’est-elle excusée. |