Une étape utile à la mobilisation et à lunion des communistes
Une étape utile à la mobilisation et à l’union des communistes
Les débats préparatoires à la Conférence nationale relèvent avec force l’urgence sociale, les difficultés accrues que vit notre peuple au quotidien : quels que soient
les domaines, emploi, logement, pouvoir d’achat, santé, environnement... le quotidien est devenu invivable ! Jamais un gouvernement n’aura fait autant de mal à la France depuis la Libération.
Le racisme et la xénophobie grandissent en France. Un climat délétère s’installe dans les quartiers entre ceux qui vivent difficilement du revenu
de leur travail et les sans-emploi qui perçoivent
les minima sociaux. La jeunesse est privée d’avenir. Cette situation est aussi le fruit des politiques menées ces trente dernières années. L’alternance entre la gauche et la droite a tué l’espoir que
la politique pouvait changer la donne.
L’extrême droite en a fait son lit.
La victoire du « non » le 29 mai 2005 a été le signe qu’une dynamique populaire pouvait naître,
sur la base de discussions, dans la proximité,
avec la population. Cette campagne d’explication d’un traité européen a été gagnée par celles et ceux qui dénonçaient le contenu libéral de ce projet.
Le Parti communiste, ses militants, ses élus, avec des propositions pour un autre traité européen, ont été un acteur majeur de cette dynamique et de ce rassemblement populaire. C’est un point d’appui pour aller de l’avant. Cependant, nous le savons, l
a campagne qui s’annonce va être difficile.
La bipolarisation de la politique est poussée à son extrême. La starisation de l’élection présidentielle et la multiplication des candidats à la candidature des différents partis contribuent à éloigner encore plus les citoyens de cette échéance, nourrissent l’abstention et s’efforcent de réduire l’élection
à une bataille de pouvoir.
Les adhérents du Parti communiste français ont élaboré un programme lors de leur 33e Congrès, ancré dans les luttes, forgé par l’expérience vécue dans les quartiers et les entreprises, traduit
au quotidien par les élus et les parlementaires communistes dans le cadre de l’exercice de leur mandat. Ils ont en commun l’envie de travailler
à un rassemblement populaire transformateur capable de gagner demain et d’ouvrir un nouvel espoir en France et dans le monde. Ils ont
en commun la conviction que le communisme a plus que jamais de l’avenir, qu’il est une alternative pertinente à la mondialisation capitaliste et que
le Parti communiste français avec une influence nécessairement renforcée est l’outil indispensable pour le changement. Ils le mettent à la disposition du peuple pour construire une société fraternelle
et de partage. Ils ont également exprimé leur volonté de poursuivre leur combat dans la rue
et dans les urnes dans le cadre d’une dynamique populaire et rassembleuse et en ayant le souci d’unir la population, les salariés et l’ensemble des forces engagées dans le combat contre la droite
et le MEDEF. La construction de cette dynamique populaire rassembleuse ne va évidemment pas sans difficultés. Ce n’est pas spontanément que se crée une dimension authentiquement populaire... Nous en faisons l’expérience avec les collectifs dont le nombre, la composition et l’activité
ne correspondent pas toujours à l’objectif visé.
Plusieurs personnalités sont aujourd’hui candidates à la candidature de ce rassemblement antilibéral. Parmi elles, Marie-George Buffet s’est déclarée disponible depuis longtemps
et a exposé la manière dont elle porterait cette campagne. Les communistes ont rappelé, lors de leur dernier Conseil national et lors des assemblées générales de ces dernières semaines, les nombreux atouts liés à cette candidature et
à la force militante qui l’accompagne.
Loin d’être un handicap, le PCF a fait
la démonstration de son utilité pour rassembler le peuple et l’ensemble
des forces antilibérales. C’est pourquoi nombreux sont les communistes qui n’arrivent pas
à imaginer que Marie-George Buffet soit un frein à ce rassemblement et, au final, ne soit pas candidate. Sa candidature à l’élection présidentielle est la garantie d’une très forte mobilisation des communistes pour mener
une campagne de proximité. Et cette force militante a déjà montré toute son efficacité lors
du référendum. Cet engagement de Marie-George Buffet est aussi le gage du respect de la diversité des forces de gauches antilibérales et garantit l’unité de ce rassemblement, comme cela s’est produit lors du référendum. C’est pourquoi
la Conférence nationale, puis la consultation
des communistes des 10 et 11 novembre doivent être l’occasion de marquer l’entrée en campagne de tous les communistes pour faire connaître notre candidate et le contenu de nos propositions. Dès le résultat de la consultation connu, nous appelons à une mise en campagne rapide
des communistes, avec leur programme, leurs initiatives fortes ancrées dans les luttes et avec
leur candidate de rassemblement, Marie-George Buffet. Avec elle et avec leurs candidats aux législatives, les communistes ont plus que jamais envie d’investir les luttes actuelles. Les membres des collectifs partagent d’ailleurs la même impatience d’en découdre avec la droite et le social-libéralisme. Ensemble, dès le 11 novembre, invitons largement la population et les forces sociales à être dans l’action avec Marie-George Buffet, candidate de rassemblement des forces
de gauche antilibérales à l’élection présidentielle.
Par Éric Corbeaux, secrétaire de la fédération du Nord du PCF.