injustice sociale et tout-sécuritaire

Publié le par PCF

 
BUDGET 2007
injustice sociale et tout-sécuritaire

Le projet de loi de finances 2007 (PLF 2007) tente de donner le change sur des questions aussi cruciales que l’emploi.
Mais il reste enserré dans son objectif comptable, à savoir garder le déficit public sous la barre des 3 % du PIB. Modelé par l’objectif d’une réduction (et non plus d’une stagnation) en volume des dépenses publiques, le bud­get 2007 donne la priorité à la réduction de la dette et à la politique régalienne et sécuritaire. À la veille des élections, il pousse à une augmentation de moyens en faveur de domaines jugés politique­ment prioritaires : la police, la justice, la défense. Principale victime de ce “ redé­ploiement intelligent ”, comme dit Chi­rac, la “ mission ” travail et emploi ver­rait ses crédits baisser de 4 % à 12,6 mil­liards d’euros. 6,1 milliards seraient consacrés aux actions visant l’accès et le retour à l’emploi, soit une baisse de 14 % (hors budget de l’emploi, le mon­tant des allègements de charges sociales patronales s’élèverait à 20 milliards en 2007 contre 19 milliards d’euros en 2006).
Mais le ministère de l’Intérieur voit ses moyens augmenter, pour attein­dre 15,7 milliards.
En fait, il prévoit la suppression nette de 15 000 postes de fonctionnaires. L’enseignement scolaire est le principal secteur touché avec 8 700 postes suppri­més, la plus forte baisse depuis des années. Mais il y aura demain plus de gendarmes, plus de policiers !
Un affichage particulier est réservé à la réforme fiscale qui devrait coûter 3,6 milliards d’euros. Sera mis en place le bouclier fiscal pour les foyers les plus riches, plafonnant à 60 % les impôts directs. D’une manière générale, la fis­calité progressive est mise à mal. De même, les 5 milliards d’euros de surplus de recettes fiscales sont gâchés par une affectation automatique à la réduction de la dette alors que seule une vraie politique de croissance pourrait dimi­nuer l’endettement public.
“ Le compte n’y est pas !, estime le PCF, déclarant qu’il est urgent de mettre en œuvre une autre politique, de relance de la consommation, de l’emploi, du pou­voir d’achat. Le gouvernement présente donc un budget sous le double signe de l’injustice sociale et fiscale. C’est non seulement inacceptable, mais surtout irresponsable à l’aune des énormes besoins qui sont exprimés chaque jour par des millions d’hommes et de fem­mes. C’est un budget de mépris pour les plus pauvres et qui vise à consacrer encore un peu plus les privilèges des plus riches ” .
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