Sécu Quelques éléments pour mieux comprendre.

Quelques éléments pour mieux comprendre.
Notre « SECU » est née, dès octobre 1945, en application d'une proposition du programme du Conseil National de la Résistance qui proclamait le « droit à la santé pour TOUS ».
Bâtie sur des principes d »'égalité d'accès aux soins pour tous et de solidarité », elle devait garantir les travailleurs contre les risques liés à la maternité et à leurs charges de famille .Elle a d'année en année élargi son champ d'action et concerne maintenant 99,8% de la population .
Chacun d'entre nous est donc concerné! !
Elle nous protège dès avant la naissance et jusqu'à la fin de vie, axant ses efforts sur les plus vulnérables ( enfants et personnes âgées, titulaires du RMI ou de la CMU), sur la prévention ( prise en charge des vaccins, de campagnes de dépistage, ouverture de centres départementaux de bilan de santé), sur les conditions et moyens d'existence ( aides au logement, au maintien à domicile, allocations diverses) . . . .
A l'origine, elle était gérée à tous les niveaux par des conseils d'administration composés de représentants élus des salariés, des employeurs et des travailleurs indépendants, ce qui n'est plus le cas depuis fort longtemps.; Son budget est supérieur au budget de l'Etat. Elle est financée en majeure partie par des cotisations calculées en pourcentage des salaires. Et lorsque, dès les armées 90, la récession économique et l'aggravation du chômage surviennent, ses finances ne suivent plus; et l'on parle du « TROU » de la sécurité sociale.
Les gouvernements successifs recherchent alors des solutions: il faudrait réduire les dépenses et/ou augmenter les ressources.
D'où la restriction progressive des prises en charge des soins, le déremboursement de médicaments de plus en plus nombreux, la fermeture de lits d'hôpitaux, de structures de soins de proximité, voire de services entiers,. . .
Parallèlement sont instaurés le forfait hospitalier qui augmente d'année en année, des prélèvements nouveaux ( CSG puis CROS) qui pèsent pour une large part sur les salaires, les modifications successives des conditions de liquidation des retraites, le forfait de 1 € sur chaque acte médical de base, et celui de 18€ sur les actes médicaux de plus de 91€.
Toutes ces mesures pèsent essentiellement sur les assurés sociaux et leur famille alors que les employeurs bénéficient régulièrement d'allègements de charges décidées par les gouvernements , entraînant un manque de ressources de plus en plus lourd que l'Etat « oublie » souvent de combler.
Les mutuelles tentent de compenser, mais y parviennent d'autant plus difficilement que des directives européennes leur ont imposé de nouvelles règles de gestion. Et la lourde augmentation de leurs cotisations, - notamment pour les plus âgés - en écarte de nombreuses personnes aux ressources modestes.
C'est dire si nous sommes aujourd'hui bien loin de « l'égalité d'accès aux soins pour tous ».
Cette situation n'est pas inéluctable .
De très nombreux groupes de citoyens se sont formés sur tout le territoire français, à l'instar de notre Comité sénonais, pour défendre nos acquis dans le domaine de la santé. Ils se sont ensuite retrouvés au sein des Etat généraux de la santé et de l'assurance maladie, qui, d'année en année, ont successivement analysé la situation, coordonné leurs actions ponctuelles, réfléchi à des solutions et élaboré des « Propositions alternatives » qui sont soumises à débat et devraient être adoptées à la 4ème session des EGSAM, les 20 et 21 octobre prochains à Bobigny.
Notre SECURITE SOCIALE devait être et doit redevenir une magnifique conquête sociale au service de tous.
C'est possible si nous nous y attelons TOUS ENSEMBLE.
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