BUDGET FANTAISISTE
Conformément aux textes de la législation en vigueur le budget primitif doit être communiqué au plus tard le 31 mars de chaque année. Cependant des municipalités démocratiques réunissent leur Conseil municipal dès janvier et définissent leurs orientations budgétaires et leurs budgets primitifs dans un délai très court. Ceci afin de déposer les demandes de subventions auprès des diverses assemblées et ministères concernés ( Ministères, de l’intérieur,des affaires culturelles,de l’environnement ,de l’aménagement du territoire,de la santé,des sports,etc..)
Le maire de Joigny, Philippe Auberger ,ne procède pas de la même manière,dans le seul souci,( prétend-il )pour avoir une meilleur lisibilité de la comptabilité communale ( étrange de la part d’un ancien rapporteur du budget de la nation qui passait pour un expert en chiffres). Mais il procède de la même manière à la communauté de communes de Joigny ,mettant ainsi les maires de celle-ci dans les difficultés d’élaboration des budgets primitifs respectifs de chaque commune,alors qu’ils sont dans l’attente des subventions acquises ,mais pas versées.
Or si le budget primitif de la ville de Joigny n’est pas déposé auprès de l’autorité de tutelle,( le Préfet), au 31 mars de l’année en cours,il s’agit bien d’un vis de procédure antidémocratique dont bénéficie le maire de Joigny.
En serait-il de même, si la ville était gérée par une assemblée de gauche ?
On est en droit de se poser la question. Dura lex,sed lex … entendu par ailleurs, oui,mais pas de passe droit pour qui que ce soit, fut-il ancien Rapporteur du budget de la nation.
Effectivement, les crédits pour le Château des Gondi n’ont pas été inscrits, au budget primitif, mais annoncés dans le bulletin municipal,Joigny-infos,et à aucun moment budgétisés.
Autre interrogation .Pourquoi le maire de Joigny inscrit par ailleurs, une ligne budgétaire, dans un conseil municipal, tout de suite après le vote du budget primitif ? Une somme qui correspond aux crédits du Château des Gondi ! Une fois de plus, il s’agit du fait du Prince, qui s’autorise toute les dérives budgétaires.
Les lignes de crédits ouvertes ,lors des délibérations du conseil municipal,doivent correspondre à des autorisations de paiement pour des travaux budgétisés et décidés par l’Assemblée locale,ce qui n’est pas le cas en la matière.
Le maire de Joigny se comporte avec ses propres colistiers comme avec
des « Gaudillots » d’une autre époque.
Cependant l’aménagement du Château des Gondi doit maintenant se poursuivre, sans pour autant tomber dans des financements occultes, pour le contribuable jovinien, mais dans la plus grande transparence. Sinon, le réveil risque d’être douloureux pour l’équipe qui succédera au maire actuel et qui devra vaille que vaille, continuer l’action engagée, mais aussi un réveil douloureux pour le contribuable Jovinien.
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